Interview : summer en Sales & Trading chez Bank of America Merrill Lynch

Comment convertir un summer chez Bank of America Merrill Lynch en full time ? La réponse ici !

Peux-tu nous rappeler rapidement ton background ?

Etudiante au Mastère Techniques Financière, promo 2014/2015, j’ai auparavant étudié jusqu’en Master  1, spécialisation finance, à Dauphine. J’ai ensuite effectué une année de césure, durant laquelle j’ai fait 3 stages, un stage de 6 mois en tant qu’Assistant gérant de portefeuille chez Crédit Agricole, 6 mois en tant qu’Assistant Sales sur les dérivés chez Exane Derivatives et 1 mois et demi en Corporate Finance dans une petite boîte à Londres. J’ai ensuite intégré le MS de l’ESSEC et effectué un summer à Londres chez Bank of America Merrill Lynch en Trading au cours de l’été derniers,au terme duquel  j’ai décroché une offre de full time en Equity Trading. Je suis actuellement en stage de 6 mois chez HSBC Paris en FX and Money Market Trading afin de valider ma thèse professionnelle.

Quand as-tu commencé à postuler ? As-tu postulé à un maximum de banques ou plutôt concentré tes efforts sur certaines banques ?

J’ai commencé à postuler en septembre de l’année passée, j’ai postulé à une dizaine de banques au total et j’avais fini mes candidatures début octobre environ. Je me suis concentré essentiellement sur le Top 10. Ayant été rappelé assez tôt (début octobre) je n’ai pas eue le temps de postuler à toutes les banques, mais je m’étais fixé un quota de 15 banques au total.

Comment s’est déroulé le processus de recrutement ? Y avait-il beaucoup de différences entre les banques ?

Le processus de recrutement est assez intense car tout se joue sur une courte durée, du fait que les banques recrutent on a rolling basis, d’où la probabilité  plus élevée d’avoir une offre si on postule tôt.  Chaque banque a ses spécificités mais on retrouve des similitudes entre les banques : en général c’est application online first, constituée de questions de fit, info personnelles (notes, background académique et background professionnel etc) puis tests numériques et logiques. Ensuite a lieu une phone interview (entre 30 min et 1h selon les banques) qui recense essentiellement des questions de fit et des questions sur notre background et l’actualité financière.  La dernière étape est l’assessment à Londres  (dure entre 4h et 6h) constitué de : test numérique sur place, différent one to one interviews, exercice de groupe et présentation individuelle.

Certaines banques ne font pas de phone interview et organise directement des AC ou  interviews sur Londres, c’est le cas de BAML et Credit Suisse. Goldman ne fait pas d’AC, le final round consiste seulement en 3 interviews de 30 minutes.

Comment t’es-tu préparé pour les entretiens et les tests en ligne ?

La préparation aux entretiens consiste essentiellement  en une grande connaissance de soi-même concernant les questions de fit. J’ai par exemple recensé une liste de toute les questions de fit qui revenaient  souvent et constitué des fiches avec des bullet points pour chaque question.

Pour ce qui est des tests en ligne, on a pas mal travaillé en groupe avec ma promo du MS avec des annales. Enfin pour préparer les AC, j’ai fait appel au feedback de quelques anciens de l’ESSEC ou sur le forum Alumneye. Et pour la technique il n’y pas de secret, il faut bachoter ses cours et questions type.

Entre ta candidature et l’offre ferme, combien de mois se sont écoulés ?

Entre la candidature du summer et l’offre de summer, il s’est passé un mois.

Comment s’est déroulé le summer internship ? Dans quelle division étais-tu ?

Le summer internship est une expérience unique et enrichissante. On a l’occasion d’apprendre et évoluer au sein d’une banque internationale parmi des candidats qui viennent de toute l’Europe.  J’ai effectué mon summer en Global Markets (soit Sales and Trading), avec 2 rotations : une en FX option trading et la seconde en Delta One Equity trading.

J’avais déjà effectué de nombreux stages en France mais j’ai pu voir la différence avec les summer, et plus particulièrement un stage au sein d’une grande banque américaine. En effet, il y a un réel investissement de la banque pour ses summers, que ce soit dans le recrutement, l’organisation de toutes les formations ou networking event  durant le stage, ou encore la réelle volonté d’investir les stagiaires avec des long term project dans chaque rotation. Les managers visent également à matcher au mieux les  préférences et compétences de chaque étudiant lors de la décision ultime des offres de Graduate.

Quel était le profil des gens autour de toi, tant au niveau des nationalités que des formations ?

Il y avait divers profils : ingénieur (en chimie, physique, informatique etc..), école de commerce ou université (Economic, History, Management). La plupart des étudiants british n’ont qu’un bachelor alors que le reste des étudiants européens (français, suédois, germaniques, espagnols ou encore italiens)  ont déjà un Master degree et souvent une spécialisation en finance. La part de nationalités étrangères est assez importante dans le summer, et celle de French speaker particulièrement : 11 personnes au total sur 52 interns en marché.

Avec le recul, que penses-tu de ce programme ?

Je pense que ce programme est une véritable opportunité pour toute personne qui veut travailler en finance. En effet aujourd’hui le summer est la principale porte d’entrée dans une banque anglaise ou américaine. De plus il y a un réel investissement envers les juniors, depuis le recrutement des summer jusqu’à l’embauche.  Malgré qu’au premier abord le summer peut paraître court (comparé aux habituels stages de 6 mois en France), c’est une expérience qui permet de découvrir de nombreux desks et métiers au sein d’une division d’une banque, de se créer un réel network et pour les plus chanceux de décrocher une offre dans une banque à rayonnement international, avec des salaires plutôt compétitifs.

Aurais-tu un conseil à donner en particulier aux candidats visant les summer internships ?

Je conseille à tous les candidats de tenter leur chance malgré que les processus soit assez long et parfois redondant mais il peut y avoir une super opportunité à la clé. Je leur conseille de postuler tôt et surtout de ne pas se décourager si cela ne marche pas dès le premier phone call ou la première AC. Et puis pour finir, le summer n’est pas une fin en soi, il vaut parfois mieux faire un offcycle, ou stage avec offre à la clé qu’un summer avec  la probabilité de se retrouver sans rien. Bon courage à tous !

 

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