Vidéos – Woman Shadowing Day à la Société Générale

A l’occasion de la journée internationale de la Femme, retour en vidéos sur le Woman Shadowing Day organisé par le pôle Women In Finance d’ESSEC Transaction, au sein du département Export Finance de la Société Générale le jeudi 18 janvier 2018.

Avec: Margaux Lucas, Célia Schmitt, Nada Wannous, Celia Schmitt, Chenshiyun Xu, Ariane de Bourmont, Anne-Sophie Diederichs, Selen Saday, Mengting Chu, Alexiane Philip
et Melanie Aubert, étudiantes à l’ESSEC.

 

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Groupe de préparation aux entretiens

L’équipe d’ESSEC Transaction a le plaisir de vous annoncer la création de la plateforme ESSEC Transaction Interviews Prep, réservée aux étudiants et alumni ESSEC. Cette initiative répondant à de nombreuses demandes permettra de mettre en relation des étudiants préparant les entretiens en banque (M&A, ECM, DCM, Sales, Trading, Audit, TS, Asset Management, Private Banking, Structured Finance etc.) pour s’entraider.

Lien du groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/332231027263628/

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Visite HSBC

Jeudi 25 Janvier, HBSC ouvrait les portes de son bureau parisien aux étudiants de l’ESSEC. C’était une occasion unique pour des étudiants passionnés par la Finance de découvrir, de l’intérieur, une des banques les plus globales au monde, présente dans plus de 80 pays, de la banque de détail à la banque d’investissement.

L’objectif de cette journée était de découvrir les opportunités dans les métiers de la banque d’investissement.

Après une brève présentation de la part des ressources humaines et du directeur M&A, nous visitons le cœur des activités de marché : le trading floor. C’est pour la plupart d’entre nous une occasion unique de découvrir l’organisation de cet univers passionnant et bouillonnant.

Retour à un environnement plus feutré, nous découvrons et échangeons, autour de 3 tables rondes, avec des professionnels expérimentés du Coverage, du Financement Structuré et du Sales Institutionnel. Passionnés par leur métier, chacun leur tour et pendant près de 30 minutes, ils créent une grande proximité favorisant l’échange et transformant cette présentation en une enrichissante discussion.

Cette superbe journée se termine par un débrief avec les ressources humaines où les étudiants font part de leur engouement à propos de cette organisation et de ces rencontres. Elle a fait naitre, pour certains, de véritables vocations et a permis, pour l’ensemble des étudiants, de nouer des contacts qui pourront s’avérer utiles à l’avenir.

Nous remercions une nouvelle fois l’équipe HSBC et Christiane Tranier ainsi que Jocelyn Martel, professeur à l’ESSEC pour avoir organisé cet événement réussi.

Article rédigé par Bertrand Leroy

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Visite Edmond de Rothschild

Le jeudi 25 Janvier, 10 étudiants de l’ESSEC, HEC, ESCP et EM Lyon ont été accueillis dans les locaux Edmond de Rothschild à Paris. Cette visite a permis aux étudiants de se familiariser avec les activités du groupe, et aux équipes M&A de cibler de potentielles nouvelles recrues. La visite s’est déroulée en trois étapes, en commençant par une présentation de l’activité Corporate Finance, suivie d’une étude de cas en équipe encadrée par un Analyste. Un cocktail est venu ensuite clôturer la visite, permettant ainsi aux étudiants d’avoir un moment d’échange privilégié avec les équipes M&A.

Présentation de l’activité

Edmond de Rothschild adresse essentiellement une clientèle de familles fortunées, d’entrepreneurs et de grandes institutions. Leur force réside dans leur actionnariat familial qui leur garantit une parfaite indépendance dans le conseil et la gestion de leurs clients.

En quelques chiffres le groupe présidé par Philippe Duval gère 166Mds€ d’actifs et compte près de 2700 collaborateurs implantés dans 13 pays dont les deux bureaux principaux sont Paris et Londres. Une implantation multi-sites (Paris, Lyon et Lille) leur permet d’être au plus proche de leurs clients.

Les activités du Groupe sont réparties autour de 5 métiers : Corporate Finance – Banque Privée – Asset Management – Private Equity – Institutional & Fund Services. La banque privée et l’Asset Managment sont les métiers historiques du Groupe qui représentent l’essentiel de leur activité et leur permet de créer des synergies vers les autres métiers. A titre d’exemple, un riche entrepreneur peut se rapprocher de la banque privée EdR pour protéger et faire fructifier son patrimoine familial. Par la suite, lorsqu’il exprimera le besoin de revendre son entreprise, la Banque Privée pourra le rediriger vers les équipes de conseil en fusions & acquisitions. Ainsi, environ 1/3 des opérations gérées par les équipes M&A proviennent de clients de la banque privée.

Les activités de Corporate Finance adressent uniquement des entreprises mid caps et small caps et se séparent en trois métiers : le conseil en financement – le conseil en fusions & acquisitions – le conseil stratégique en immobilier.

Grâce à une étroite collaboration entre les différentes équipes, le groupe est capable de proposer une offre complète de conseil et de traiter les aspects de type patrimoniaux, juridiques et fiscaux, notamment grâce à la présence d’une équipe spécialiste en Ingénierie Patrimoniale.

Le quotidien d’un banquier Edmond de Rothschild est en grande partie rythmé par le démarchage. En effet, bien que la banque privée alimente considérablement les activités de M&A, les entrepreneurs ne revendent en général qu’une seule fois leur entreprise. Le banquier a donc un rôle de business developer à assumer.

Etude de cas

L’étude de cas s’est faite en équipes de 7 étudiants encadrés par un Analyste M&A. L’étude portait sur une entreprise telle que Ferrari ou P&G. Une note de broker a été mise à disposition des étudiants qui ont disposé de 25 minutes pour construire un pitch d’investissement.

Un pitch d’investissement s’adresse à un panel d’investisseurs et doit présenter l’entreprise de façon la plus vendeuse possible. La présentation doit être structurée en 6 points essentiels, en commençant par une brève introduction sur l’activité et le management de l’entreprise.

Le temps imparti n’a pas permis aux étudiants de lire l’intégralité de la note de broker. De plus, il s’agissait d’une note de type « Initiation of Coverage », c’est donc la première note faite par le broker sur l’entreprise, elle est particulièrement longue (32p.) L’Analyste présent a insisté sur le fait que l’essentiel de l’information est présenté dans la première page et qu’il est primordial de structurer la présentation avant de se lancer dans l’étude de la note.

Bilan

Le bilan de cette visite est très positif. Elle a permis aux étudiants de découvrir les activités du groupe et de comprendre les principaux aspects qui les différencient d’une banque d’affaires. La visite a également été l’opportunité pour les étudiants de tester leurs compétences en étude de cas dans un cadre informel, tout en se familiarisant avec les équipes M&A autour d’un verre de champagne de la cuvée Rothschild.

Article rédigé par Thomas Mourry

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Shadowing Day SG CIB Export Finance

Ce jeudi 18 janvier, dix étudiantes de l’ESSEC se sont rendues dans les locaux de la Société Générale à la Défense pour découvrir les métiers de l’export finance, dans le cadre d’un événement organisé par l’association ESSEC Transaction et la banque. Toutes avaient des profils très variés.

La journée avait été soigneusement préparée et nous l’avons commencée autour d’un petit déjeuner convivial. Chacune des participantes a rencontré la manageur avec qui elle allait passer la journée ; toutes les affectations s’étaient faites en fonction de points communs, et tous les binômes se sont très bien entendus.

Nous avons ensuite eu une première table ronde sur les différences de carrière entre les hommes et les femmes, et nos interlocutrices nous ont donné de nombreux conseils. Nous nous sommes ensuite penchées sur la mise en oeuvre des 17 objectifs du développement durable définis par l’ONU afin d’étudier comment une banque comme la Société Générale pouvait y répondre, notamment dans le cadre de l’export finance.

Chaque étudiante a ensuite rejoint sa manageuse pour qu’elle lui présente son métier. C’est ainsi que nous avons pu comprendre comment fonctionnait le crédit export : il s’agit d’un crédit très particulier, dont le risque diffère de celui que comportent les autres types de prêts ; il est destiné à financer un contrat d’exportation de certains types de biens ou services (selon une liste dressée par l’OCDE) et signé entre un exportateur et un acheteur. Les banques s’engagent à mettre à la disposition de l’emprunteur les fonds nécessaires pour régler le fournisseur. La durée du remboursement varie ensuite selon les sommes prêtées.

Le groupe s’est ensuite retrouvé autour d’un délicieux déjeuner, au cours duquel nous avons été rejointes par le directeur du financement structuré d’actifs. Nous nous sommes ensuite à nouveau séparés pour nous remettre par paires et poursuivre notre découverte du monde du financement à l’export.

Des cameramen nous ont suivi au cours de la journée pour recueillir nos impressions et nos réponses à certaines questions (plafond de verre, rôle de l’innovation dans l’export finance, etc.). Nous avons hâte de découvrir le résultat et de vous le faire partager.

Nous avons découvert comment les banques participent au financement de l’économie réelle (puisqu’il s’agit du financement de contrats commerciaux), dans une logique de long-terme. Ce secteur est particulièrement intéressant et stimulant car il croise de nombreux champs : de l’étude du droit des contrats, au montage de solutions financières, en incluant une bonne connaissance client, de l’environnement géopolitique et une bonne maîtrise des langues. Il exige une capacité d’anticipation des évolutions normatives ainsi que de suivi d’un projet s’inscrivant dans la durée.

Nous avons également découvert comment les banques pouvaient redynamiser des régions entières au travers d’exemples concrets.

Toutes les participantes ont été enthousiasmées par cette expérience et la découverte de l’export finance, et garderont très probablement contact avec leur “manager binôme”. Nous espérons pouvoir reconduire l’initiative l’année prochaine !

Vidéos récapitulatives de cette journée:

 

Article rédigé par Margaux Lucas

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Immersion salle de marché Exane

Exane a accueilli un groupe d’étudiants de l’ESSEC dans le cadre d’une immersion dans sa salle de marché Actions le jeudi 23 novembre 2017. Cet événement leur a permis de découvrir les métiers d’Exane BNP Paribas sur les desks de Vente Actions, Arbitrage et Corporate Broking aux côtés des opérationnels. La visite s’est achevée par une session de networking où étudiants, vendeurs et membres RH ont pu revenir sur l’événement. Nous vous proposons un compte-rendu de cette journée, rédigé par Bertrand Leroy. Bonne lecture !

Le 23 novembre dernier, avec Priscilla et deux autres étudiants de l’Essec, nous avons eu l’occasion de passer une après-midi au sein des équipes d’Exane à Paris. L’objectif était de découvrir les métiers de Sales Actions, Arbitrageurs et Corporate Brokers au sein même de leur environnement de travail : sur les desks.

Après une brève description de l’entreprise de la part des RH, par groupe de 4, avec des étudiants de Dauphine et de HEC, nous nous sommes rendus sur les desks et avons commencé l’immersion.

1ère immersion : Corporate Brokers

Métier très peu connu, il s’agissait pour la plupart d’entre nous d’une vraie découverte. Le métier de Corporate Broker est à la limite entre les activités de marché et les activités de finance d’entreprise. En contact permanent avec les dirigeants ou directeurs financiers des entreprises, les corporate broker conseillent ou agissent pour le compte de l’entreprise sur de nombreux sujets : IPO, rachat d’actions, vente massive d’actions …

L’immersion était au sein même de leurs bureaux, derrière le « chinese wall » qui les séparent du trading floor. L’équipe est constituée de quatre personnes : deux seniors, un junior et un stagiaire. Après une exhaustive présentation de leurs missions, réalisée par le plus expérimenté d’entre eux, nous avons eu l’occasion de les voir à l’action et de comprendre plus précisément leur quotidien.

Après 40 minutes, l’immersion, très enrichissante, se termine et direction les Sales Arbitrageurs.

2eme immersion :  Sales Arbitrageur

Là encore, ce fut une grande découverte. Le métier de Sales Arbitrageur ne se réfère pas aux stratégies d’arbitrage qui consiste à assurer un profit dû à un écart de prix entre différents titres ou contrats. Le Sales Arbitrageur peut être considéré comme un Sales classique ne s’occupant que des situations spéciales caractérisées par une forte volatilité et ainsi des pertes ou des gains potentiellement importants : IPO, changement de PDG, annonce de résultats, fusions…

Du fait des enjeux associés à ces situations, les Sales Arbitrageurs ont plutôt des profils seniors avec de nombreuses années d’expérience en tant que Sales Action.

L’immersion s’est effectuée sur le trading floor avec deux Sales Arbitrageurs. Passionnés, ils nous ont décrit leur environnement de travail, leurs missions. Rapidement, l’immersion s’est transformée en une discussion autour de certains cas de situations spéciales et en particulier le rachat de Darty par la Fnac. Comment Alexandre Bompart, PDG de la Fnac à l’époque, a-t-il réussi à résister au géant sud-africain Steinhoff qui détient déjà Conforama ? Quels ont été les impacts sur le marché ?

Cette deuxième immersion, passionnante, se termine après 45 minutes. N’ayant pas le temps d’effectuer la troisième rotation sur le desk de Sales action, nous terminons la journée par un cocktail, sous forme de networking event au dernier étage. Vue sur Paris et la Tour Eiffel, vin et amuse-bouche, c’est la meilleure manière de conclure en beauté une superbe journée.    

Je recommande vivement cet évènement qui a été organisé par Exane et Essec Transaction et qui sera probablement renouvelé. Il nous a permis d’affiner notre perception des métiers dans le secteur du brokerage au sein d’une entreprise leader sur la place parisienne et de nouer des contacts qui pourront s’avérer utiles à l’avenir.     

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La finance islamique

Rencontre aujourd’hui avec le directeur de l’Executive Master « Finance islamique » de l’université Paris Dauphine, afin de comprendre l’essor de ce nouveau type de finance. Kader Merbouh s’est distingué en organisant des programmes de formation professionnelle de très haut niveau, ainsi que dans les domaines scientifique et académique par la participation et l’organisation de plus d’une centaine de conférences d’envergure et à rayonnement international.

Interview menée par Olivier Mogé. Très bonne lecture !

Qu’est ce que la finance islamique ?

La finance islamique est une finance qui se conforme aux principes et aux droits musulmans : justice, équité, transparence. C’est une finance responsable qui interdit les intérêts et la spéculation, et qui investit dans des secteurs vertueux ; elle exclut notamment les secteurs qui vont à l’encontre des principes de l’islam, tels que l’armement ou le tabac par exemple. C’est une finance simple, elle se veut un outil de l’économie. Ainsi toute sophistication de produits est plutôt compliquée à mettre en œuvre.

Quelles sont les caractéristiques de la finance islamique ? 

Les certificats d’investissement que sont les sukuks caractérisent majoritairement cette finance. Ils se définissent comme des titres de propriété contre une rémunération. Par exemple, si on détient un titre de copropriété, on a une part de rendement et une part de propriété (actif réel et tangible). La notion de partage intervient quand un investisseur a besoin d’argent pour financer une infrastructure : il injecte des actifs pour obtenir des rendements qui lui seront reversés sous forme de parts de propriété. Ce rendement, on le redistribue pour rembourser les nominaux de chacun sur 5-10 ans.

La finance islamique serait-elle une finance éthique ? 

Absolument, elle partage les mêmes valeurs. L’essor de la finance islamique tel que je le vois a une façon à elle de paraître, l’objectif marketing n’est plus de mettre en avant le mot islamique. Si on prend exemple sur le Maroc, la finance islamique est appelée finance participative, aux Emirats Arabes Unis La Noor Islamic Bank s’appelle aujourd’hui Noor Bank. On a des acteurs de la finance islamique qui cherchent plus à enlever la connotation islamique que de prôner la finance éthique. En revanche cela ne remet pas du tout en cause la conformité et la transparence de leurs investissements.

Quels sont les grands acteurs de cette finance ?

Les banques multilatérales, les fonds d’investissement de façon minime et l’industrie des banques commerciales de façon plus importante. Des banques telles que BNP et HSBC s’intéressent en partie à ce type de finance, tandis que les banques du Moyen Orient –  par exemple Abu Dhabi Islamic Bank – se consacrent uniquement à la finance islamique. La Banque Islamique de Développement a pour vocation d’encourager les progrès sociaux dans divers domaines : économiques, culturels et sociaux.

Comment la finance islamique est-elle apparue ?

La finance islamique est apparue à l’avènement de l’islam, lorsque que le prophète remarqua que la relation entre débiteur et créancier menait souvent à l’esclavage. En effet, quand l’intérêt composé entraînait l’impossibilité de régler la somme due, il en résultait une offrande du débiteur de son propre corps comme gage de remboursement.

Cependant, le véritable essor de la finance islamique date des années 60 en Malaisie et en Egypte, avec la création d’un fonds d’investissement pour permettre à aux Malaisiens de partir en pèlerinage. Ils épargnaient en confiant de l’argent à un fonds, qui investissait dans des secteurs conformes à l’islam pour pouvoir permettre à ces derniers d’engendrer des rendements qui leur donnaient la chance de couvrir financièrement leur pèlerinage. Plus tard, en Egypte, des agriculteurs ont créé une caisse d’épargne avec pour objectif d’investir dans des projets qui soient en corrélation avec leur secteur d’activité.  A la fin des années 70, l’organisation de la conférence islamique composée de 57 pays a réfléchi à un système plus complet après le choc pétrolier, ce qui a engendré la finance islamique telle qu’on la connaît.

Cette finance a-t-elle vocation à durer ?

Aujourd’hui, je pense que les systèmes financiers ne régulent plus l’économie, la finance telle qu’on la connait se détruit, la monnaie se détruit comme le prouve la hausse du Bitcoin. On veut se libérer de ce type de finance car elle atteint sa limite. Beaucoup d’acteurs ont compris qu’il faut créer une forme de soins palliatifs. C’est une alternative grandissante due au nombre de musulmans, et aussi parce que beaucoup d’individus sont devenus méfiants face à la finance classique qui doit être avant tout un moyen et non une fin. Les opportunités sont nombreuses au Maroc avec les banques détaillantes qui proposent des assurances, ou encore en Asie et au Moyen Orient. Enfin, en Europe, il y a un fort intérêt à travailler dans ce secteur comme par exemple au Luxembourg, en particulier en tant que gestionnaire de fonds (ce qui attire beaucoup d’investisseurs saoudiens). C’est une industrie élitiste, en fonction des pays les besoins sont différents. Cependant, certains pays musulmans voient ce type de finance contraire aux intérêts du pays, comme par exemple en Arabie Saoudite, ce qui est pour le moins paradoxal. Les institutions financières sont de plus en plus intéressées par la finance islamique. Tout le monde sait que la demande pour ce type de produits existe depuis de nombreuses années mais que l’offre, dans sa diversité et sa crédibilité, n’était jusqu’à présent pas au rendez-vous.

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Interview: Le M&A en cabinet d’avocats

Rencontre aujourd’hui avec un stagiaire en M&A dans un cabinet d’avocats. Interview menée par Alexandre Genneret. Très bonne lecture !

  • Quel est ton background ?

Après un baccalauréat S, j’ai intégré Sciences Po pour un cursus de cinq ans, dont trois ans de formation généraliste en sciences sociales (le Collège universitaire) et deux ans de master en droit économique, avant de poursuivre en Programme Grande Ecole à HEC et de passer l’examen d’entrée de l’Ecole du barreau. Actuellement en année de césure, je termine un stage en M&A au sein du cabinet d’avocats Bredin Prat et rejoins l’AMF en janvier.

  • En quoi consiste le M&A côté cabinet d’avocats ?

Le M&A en cabinet d’avocats consiste essentiellement à négocier et rédiger l’ensemble de la documentation contractuelle, corporate et réglementaire correspondant à l’opération envisagée (share deal, asset deal, OPA, OPE, etc.) : SPA, management package, notes d’information pour les offres publiques, procès-verbaux d’assemblées générales, etc. Ensuite, il importe d’organiser et de superviser la réalisation des différentes étapes de l’opération : consultation des instances représentatives du personnel, des commissaires aux comptes (statutaires ou indépendants), des actionnaires, relations avec les autorités de régulation (l’AMF, l’Autorité de la concurrence, les autorités sectorielles telles que le CSA pour les médias, éventuellement le ministère de l’économie pour le contrôle des investissements étrangers dans certains domaines stratégiques). En soutien de ces missions, les avocats M&A peuvent faire appel, selon la nature du dossier, à l’expertise d’autres confrères, le plus souvent au sein du même cabinet, en financement, droit de la concurrence, fiscalité, droit social, droit public ou propriété intellectuelle.

  • Quels sont les grands acteurs à Paris et dans le monde ?

Le marché des cabinets d’avocats dans le monde est dominé par les cabinets anglo-saxons, lesquels comptent des bureaux dans toutes les grandes métropoles. Les cabinets américains les plus reconnus à Paris sont Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, Skadden, Arps, Slate, Meagher & Flom, Latham & Watkins, Weil, Gotshal & Manges, Sullivan & Cromwell et Orrick Rambaud Martel.

Les quatre plus grands cabinets britanniques composent quant à eux le « Magic Circle » : Clifford Chance, Freshfields Bruckhaus Deringer, Linklaters et Allen & Overy.

A ces cabinets internationaux s’ajoutent à Paris deux grands cabinets français indépendants, qui, toute proportion gardée, sont aux cabinets d’avocats ce que Rothschild et Lazard sont aux banques d’affaires : Bredin Prat et Darrois Villey Maillot Brochier.

On peut également citer, pour les cabinets internationaux, Davis Polk & Wardwell, White & Case, Mayer Brown, Paul Hastings, Willkie Farr & Gallagher et Baker & McKenzie, et, pour les cabinets français, BDGS Associés, August Debouzy, De Pardieu Brocas Maffei, Gide et Veil Jourde.

  • A quoi ressemble une journée type en tant que stagiaire ? Tâches, horaires…

En moyenne, une journée en tant que stagiaire en cabinet d’avocats en M&A court de 9h à 21h. En période d’urgence (signing, closing, annonce d’une offre publique), les horaires après 23h sont chose commune. Les missions d’un stagiaire se décomposent en deux grandes catégories : d’une part les recherches sur des questions juridiques (en vue de répondre à une demande en interne ou à celle d’un client, auquel cas la recherche sera présentée sous forme de note), d’autre part la rédaction de documents contractuels, corporate ou réglementaires. A ces missions principales s’ajoutent le suivi des dossiers en cours (participation aux calls avec les clients et les avocats de l’autre partie, établissement de checklists, assistance aux banques pour l’administration des data rooms, préparation des réunions de signing et de closing) et la réalisation de due diligences juridiques.

  • A quoi ressemble un entretien ?

Les entretiens en cabinet d’avocats pour un stage en M&A sont relativement peu techniques, à la différence des entretiens en banque, s’agissant de la dimension financière, ou en cabinet d’avocats pour un stage en contentieux, s’agissant de la dimension procédurale. S’il est toujours possible d’être interrogé sur des questions de droit des sociétés ou de droit boursier, l’entretien tournera en général autour du parcours académique, de la motivation et de l’expérience professionnelle et internationale du candidat. Selon la nature des dossiers traités par le cabinet, une ou plusieurs questions pourront donner lieu à des échanges en anglais, voire éventuellement dans une autre langue étrangère si celle-ci figure sur le CV.

  • Quels sont les principaux débouchés ?

Le principal débouché reste la collaboration en cabinet d’avocats, généralement après un stage final de six mois au terme de la scolarité à l’Ecole du barreau. Après 8 à 12 ans de collaboration, les plus chanceux seront récompensés par une cooptation en tant qu’associé.

Une alternative consiste, après 4 à 6 ans d’expérience, à créer sa propre structure avec d’autres associés, en développant une clientèle personnelle, par exemple en conseillant des entrepreneurs, en parallèle des dossiers du cabinet (ce qui reste très difficile compte tenu de la charge de travail dans les grands cabinets).

Il est également possible de rejoindre une direction juridique, dans un grand groupe ou un fonds d’investissement, ou encore une autorité de régulation (notamment l’AMF).

Enfin, certains avocats M&A deviennent banquiers d’affaires, l’exemple le plus connu étant Bruce Wasserstein aux Etats-Unis. En France, on peut citer Antoine Bernheim, associé-gérant de Lazard pendant plus de trente ans et conseil de Bernard Arnault et de Vincent Bolloré, qui, même s’il n’avait pas exercé en tant qu’avocat, avait obtenu un doctorat en droit.

  • Un master en droit est-il obligatoire pour faire carrière ? Si oui, quelle spécialité ? Le barreau est-il obligatoire pour faire carrière ?

La profession d’avocat étant une profession réglementée, il est nécessaire d’être admis à un barreau pour pouvoir l’exercer. Si on souhaite exercer en France, le barreau de Paris reste le plus reconnu et le plus pratique, étant donné que les sièges sociaux des grandes entreprises sont concentrés à Paris et à la Défense. Certains pourront passer le barreau de New York ou de Californie pour exercer aux Etats-Unis.

Pour être admis au barreau de Paris, plusieurs voies sont envisageables :

  • La voie la plus classique : intégrer l’Ecole de formation du barreau (EFB) après un Master 1 en droit à l’université ou une formation reconnue comme étant équivalente (Master de droit à Sciences Po) ; les candidats doivent alors passer un examen d’entrée (le CRFPA), qui, depuis la session 2017, se compose de quatre épreuves écrites d’admissibilité (une épreuve de note de synthèse de 5h, une épreuve de droit des obligations de 3h, une épreuve de spécialité de 3h et une épreuve de procédure de 2h) et de deux épreuves orales d’admission (une interrogation de langue anglaise et un « Grand Oral » sur les libertés et les droits fondamentaux) ; s’ensuit une scolarité de dix-huit mois au sein de l’EFB alternant des périodes de six mois de cours et de stages, avant un dernier examen de fin de cursus (le CAPA) ;

 

  • La voie réservée aux docteurs en droit : ces derniers sont dispensés de l’examen d’entrée à l’EFB ;

 

  • Les autres équivalences : il est possible d’être directement admis au barreau de Paris après avoir réussi l’examen du barreau dans une juridiction reconnue comme équivalente, notamment le barreau de New York ou de Californie. De même, les énarques bénéficient d’une équivalence similaire.

En général, les collaborateurs en M&A en cabinet d’avocats à Paris sont diplômés de Master 2 en droit des affaires ou droit financier (le plus souvent Paris I, Paris II, Paris V, Sciences Po ou Dauphine), avec un double cursus en école de commerce ou assimilé (Grande Ecole ou MS Droit et Management à HEC, l’ESSEC ou l’ESCP, Master Finance et Stratégie de Sciences Po) ou dans une université anglo-saxonne en droit (double diplôme, année d’échange ou LLM).

  • Quelle expérience est valorisable pour quelqu’un souhaitant faire un premier stage en cabinet d’avocats en M&A ?

Pour un premier stage en cabinet d’avocats en M&A, l’expérience la plus valorisable reste un stage en milieu juridique (cabinet d’avocats dans une autre spécialité, direction juridique d’entreprise, juridiction telle que le TGI ou la Cour d’appel de Paris). Cependant, d’autres expériences peuvent également soutenir une candidature, notamment un stage ou un échange à l’étranger.

Le prérequis demeure en effet une formation en droit de niveau Master 1 minimum, le plus souvent associée à un cursus en école de commerce ou assimilé ou dans une université anglo-saxonne en droit (double diplôme, année d’échange ou LLM).

  • Passer du M&A côté avocat au M&A côté banquier, possible ou difficile ?

S’il est possible de passer du M&A en cabinet d’avocats au M&A en banque, cette évolution demeure délicate et dépend du niveau de séniorité atteint. Un associé de cabinet d’avocats pourra faire valoir son expérience et sa clientèle pour être directement nommé associé-gérant de banque. Souvent, il aura acquis les connaissances et les compétences nécessaires au fur et à mesure des dossiers. En revanche, un collaborateur ou un étudiant devra démontrer, lors des entretiens en banque, la cohérence de ses choix et sa maîtrise des concepts et problématiques financières et comptables.

  • Quel est l’intérêt de travailler en M&A côté droit plutôt que côté finance ?

L’intérêt de travailler en M&A en cabinet d’avocats réside dans la diversité des situations auxquelles on peut être confronté. En effet, les avocats en M&A sont d’abord des spécialistes du droit des sociétés et du droit boursier. A ce titre, au-delà de leur pratique transactionnelle, ils interviennent en conseil de leurs clients en matière de gouvernance de groupes et de sociétés cotées, de défense anti-OPA ou anti-actionnaires activistes, ainsi qu’en contentieux devant les juridictions ou les autorités de régulation compétentes. Arrivé à un certain niveau d’expertise et d’expérience, il peut être difficile de distinguer l’activité en M&A côté cabinet d’avocats de celle côté banque. C’est alors le rôle de défenseur de l’avocat (et les obligations déontologiques qui en découlent) qui permet encore de distinguer les deux professions !

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Interview: Qu’est-ce que la restructuration financière ?

Rencontre aujourd’hui avec Damien Faujour, analyste en restructuring chez Houlihan Lokey (Londres). Interview menée par Alexandre Genneret. Très bonne lecture !

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Interview : qu’est-ce que l’Equity Research ?

Rencontre aujourd’hui avec un professionnel de l’Equity Research. Très bonne lecture !

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